UVP: Un NO PROGRESSISTA alla riforma

Comunicato stampa

UVP: Un NO PROGRESSISTA alla riforma.

L’Union Valdôtaine Progressiste ha terminato ieri sera, con l’incontro del Conseil des Communautés (CdC), il percorso per la definizione della sua posizione politica sul tema della riforma della Costituzione Italiana che chiamerà i Valdostani alle urne il 4 dicembre. Un percorso di informazione, condivisione, confronto iniziato nel mese di luglio con la nomina, in Conseil de Direction, di un gruppo di lavoro che ha approfondito l’argomento e prodotto un vademecum sulle parti salienti della riforma, ad uso dei Progressisti.

Per favorire una partecipazione attiva di tutti gli iscritti e i firmatari, il CdC (organo composto da 78 membri) ha deciso nel mese di settembre di dedicare al dibattito, oltre alle riunioni sul territorio, anche un’area del sito dell’UVP. Un esperimento interessante che ha permesso ai Progressisti di leggere e pubblicare documenti, riflessioni e perplessità sulla Riforma.

Nella riunione di ieri sera, il Conseil des Communautés, dopo un ampio e arricchente dibattito, che ha permesso di valorizzare il lavoro svolto e le posizioni emerse, ha approvato un documento che indica e motiva il NO alla riforma.
Un No Progressista, slegato da dinamiche politiche strumentali, ampiamente motivato nel documento approvato in cui emerge in particolare la mancanza di una visione federalista ed autonomista dello Stato.

Il Conseil des Communautés
de l’Union Valdôtaine Progressiste

Le Conseil des communautés de l’Union valdôtaine progressiste

A l’issue du débat interne entre ses adhérents, signataires et sympathisants portant sur le projet de réforme de la Constitution italienne soumis à référendum le 4 décembre prochain;

Considère que sa prise de position, refusant toute instrumentalisation du référendum à des fins de politique politicienne, doit être établie uniquement sur la base des contenus de la dite réforme ainsi que sur les retombées sur notre autonomie;

Considère également que, même si, pour l’instant, cette réforme ne nous concerne pas, s’appliquant au Val d’Aoste uniquement après révision du Statut spécial d’autonomie, nous ne pouvons ignorer le cadre de référence qu’elle défint et qui, forcément, représentera les limites de notre action future;

Souligne que la modalité de l’expression du vote – à prendr e ou à laisser dans sa globalité une modification de 47 articles de la Constitution – ne permets pas de partager les aspects positifs présents dans la réforme de ceux négatifs;

Réaffirme que le fédéralisme comme forme de l’organisation de l’Etat ainsi que la promotion des autonomies et de la démocratie à tous les différents niveaux, aux termes de l’article 3 de ses Statuts, demeurent le fondement de son action politique et représentent les points de repère influant sur sa décision;

Estime, à cet égard, que les modifications concernant le Titre V de la Constitution représentent non seulement un abandon de toute idée de fédéralisme,mais aussi une centralisation des pouvoirs en faveur de l’Etat au détriment des Régions et, au sein de l’Etat, en faveur du Gouvernement au détriment des citoyens et de leur représentativitéparlementaire. Et ce, à plus forte raison, si nous considérons aussi les conséquences de la nouvelleoil électorale;

Considère, en effet, que la nouvelle répartition des compétences Etat/Région et l’introduction de la clause de suprématie, en affaiblissant fortement laforme de l’Etat sur base régionale, transforment les Régions en des organes sans une autonomie réell et privées de garanties leur assurant des pouvoirs et des responsabilités sur le plan financier et fiscal;

Considère, en outre, que le choix du nouvel Sénat, confus même sur le plan du dépassement du bicaméralisme, ses pouvoirs et sa composition, avec des Sénateurs non élus directement par les citoyens, privés de fonctions essentielles en matière de sauvegarde des autonomies et exerçant leur mandat à temps limité, est loin de représenter unvéritable organe de représentativité territoriale.

Par ailleurs, le Conseil des communautés:

Manifeste ses craintes quant à la portée réelle du principede l’entente prévu pour la révision du Statut, tout en appréciant son insertion dans le texte constitutionnel;

Considère, à ce propos, que l’incertitude des procédures réglementant son application, la nature de sa durée ainsi que les marges de notre action pourla révision du Statut, compte tenu de la radicale réduction de l’autonomie des autres Régions, de laclause de suprématie et d’un Sénat malveillant à notre égard, rendent cette entente indéfinie dansas validité et faible dans son efficacité;

Sollicite les Valdôtaines et les Valdôtains à être extrêmement vigilants, au vu des différentes prises de position portant sur la suppression des autonomies spéciales et la création de macro-régions, quant ’au futur de notre autonomie;

Estime que, le texte actuel de la Constitution nous donnant plus de garanties pour éviter cette hypothèse néfaste, il serait incompréhensible de donner notre approbation à sa modification et, en tant que fédéralistes et autonomistes convaincus, nvite, partant, les électrices et les électeurs valdôtains à refuser, comme ils l’ont déjà fait en 2006, cette réforme centralisatrice en votant NON au référendum du 4 décembre prochain.

Jovençan, le 24 octobre 2016

Le Conseil des Communautés
de l’Union Valdôtaine Progressiste