Ci lascia un amico

Ci ha insegnato il valore della libertà senza compromessi

È una giornata molto triste oggi. Ci lascia un amico e la sua morte ci coglie impreparati.

Un uomo gentile Claudio, intelligente, sensibile. Di cui ci mancheranno e ci sono mancati in questi mesi di separazione politica, gli atteggiamenti pacati, l’acutezza del pensiero, la disponibilità al dialogo. Ci mancheranno di Claudio la sua serietà, lo spirito critico e la lucidità di pensiero.

Condividere passioni vuol dire condividere la vita, gli ideali, i sogni. E tutti noi abbiamo nel nostro cuore ricordi intensi dei momenti passati insieme. Di battaglie condivise, di serate passate a scrivere progetti con la speranza di saper proporre un disegno migliore alla nostra comunità, di visioni di una Valle d’Aosta del futuro più serena, fortemente autonomista, meritocratica, libera.

E allora l’amico che portiamo nel cuore è quello che con durezza non accettava compromessi, ma anche quello che, nella sua vita, con piccoli gesti ci ricordava il valore della libertà. Libertà di pensiero, libertà di vivere, libertà di agire.

Oggi è il momento delle lacrime per il tempo insieme che non avremo e con il cuore colmo di tristezza, dedichiamo a Claudio questa poesia con la promessa di andare avanti con il nostro impegno anche per lui.

Sur mes cahiers d’écolier, sur mon pupitre et les arbres, Sur le sable sur la neige, J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues, Sur toutes les pages blanches, Pierre sang papier ou cendre, J’écris ton nom

Sur les images dorées, Sur les armes des guerriers, Sur la couronne de rois, J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert, Sur les nids sur les genêts, Sur l’écho de mon enfance, J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits, Sur le pain blanc de journées, Sur les saisons fiancées, J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur, Sur l’étang soleil moisi, Sur le lac lune vivante, J’écris ton nom

Sur le champs sur l’horizon, Sur les ailes des oiseaux, Et sur le moulin des ombres, J’écris ton nom

Sur chaque bouffées d’aurore, Sur la mer sur les bateaux, Sur la montagne démente, J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages, Sur les sueurs de l’orage, Sur la pluie épaisse et fade, J’écris ton nom

Sur les formes scintillantes, Sur les cloches des couleurs, Sur la vérité physique, J’écris ton nom

Sur les sentiers éveillés, Sur les routes déployées, Sur les places qui débordent, J’écris ton nom

Sur la lampe qui s’allume, Sur la lampe qui s’éteint, Sur mes raisons réunies, J’écris ton nom

Sur le fruit coupé en deux, Du miroir et de ma chambre, Sur mon lit coquille vide, J’écris ton nom

Sur mon chien gourmand et tendre, Sur ses oreilles dressées, Sur sa patte maladroite, J’écris ton nom

Sur le tremplin de ma porte, Sur les objets familiers, Sur le flot du feu béni, J’écris ton nom

Sur toute chair accordée, Sur le front de mes amis, Sur chaque main qui se tend, J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises, Sur les lèvres attendries, Bien au-dessus du silence, J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits, Sur mes phares écroulés, Sur les murs de mon ennui, J’écris ton nom

Sur l’absence sans désir, Sur la solitude nue, Sur les marches de la mort, J’écris ton nom

Sur la santé revenue, Sur le risque disparu, Sur l’espoir sans souvenir, J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot, Je recommence ma vie, Je suis né pour te connaître, Pour te nommer

Liberté